Avertir le modérateur

29/04/2010

France Ô Folies, nos artistes audoniens.

Dernier jour de vote pour désigner le groupe artistique audonien qui ira au grand final des 9 lauréats aux Francofolies de la Rochelle.

Finalistes SO.PNG

Voici les groupes et votez !!!

 

france o folies.PNG
 

Candidat N°1


SACHA BONNEFOND

 

SACHA BONNEFOND.PNG

© Charlotte Schousboe

 

Grande fan de Tracy Chapman, Sacha (qui apprend la guitare à 14 ans) privilégie avant tout les textes et les ambiances douces. Il n’est pas rare que Christophe Héry, qui enregistre les maquettes, réarrange la musique au profit d’un texte qu’il ne faut plus modifier.


http://www.myspace.com/sachabonnefond

Votez en cliquant ici

 

 _______________________________________________________________________

 

 

Candidat N°2

ORCHESTRE FATHI

ORCHESTRE FATHI.PNG

 

© Charlotte Schousboe

 

Né au Maroc, Hamid crée son groupe l’Orchestre Fathi à Saint-Ouen avec Hicham Khatir (arrangeur ingénieur du son), Hicham Eddoukali (claviste), Brahim Lamine (batteur, percussionniste). Actuellement en studio pour l’album Lâroussa arbia (La marié arabe), il cherche à fusionner la musique raï avec le hip-hop et R’n’B sur des textes arabes.

Votez en cliquant ici

 

 _______________________________________________________________________

 

 

Candidat N°3

ANNIE & LES TAPIS VOLANTS

ANNIE & LES TAPIS VOLANTS.PNG

 

© Charlotte Schousboe

 

Annie (chanteuse et comédienne) et Aristide (pianiste, compositeur) s’amusent à faire apparaître, se rencontrer, s’affronter des chansons, des textes courts et des situations théâtrales dans le viseur d’un kaléidoscope clownesque.


http://www.myspace.com/annieetlestapisvolants

Votez en cliquant ici

 

 _______________________________________________________________________

 

 

Candidat N°4

ORTI

ORTI.PNG

 

© Charlotte Schousboe

 

Orti prépare actuellement un street album. Du Hip Hop US aux trente dernières années de reggae jamaïcain, de nombreux artistes l’ont inspiré tout au long de sa carrière. Aussi "lover" qu’il peut être "tueur", le RAP exacerbe son langage et met en lumière son côté underground, "Dogg Life".


http://www.myspace.com/ortikal

Votez en cliquant ici

 

 _______________________________________________________________________

 

 

Candidat N°5

OUSSEN & 13’K

OUSSEN & 13’K.PNG

 

© Charlotte Schousboe

 

Oussen & 13’K, deux identités bercées par les plus grands noms du Hip-Hop. Leur dernier projet : « Hors Game » rompt avec le schéma actuel du rap français. Diversifiés dans leurs productions et cohérents dans leurs textes, le regard d’Oussen & 13’k est bel et bien tourné vers l’avenir du Hip-Hop.


http://www.myspace.com/oussen13k

Votez en cliquant ici

27/04/2010

Des 'Moujahidin' audoniens ?

Pour information !

 

 

police.PNG

Des islamistes présumés arrêtés en France.

 

Cinq personnes, soupçonnées d'être des islamistes prônant le djihad, ont été arrêtées mardi matin en différents points du territoire.

 

Des opérations de police ont eu lieu simultanément mardi matin à Marseille, à Vannes dans le Morbihan, ainsi qu’à Saint-Denis, Saint-Ouen et Quincy-sous-Sénart en région parisienne. La sous-direction antiterroriste a interpellé cinq hommes, cinq individus présentés comme des islamistes présumés.

 

Agés de 23 à 37 ans, ils seraient derrière un site internet qui se présente comme "islamique francophone". "Nous soutenons ouvertement les Moujahidin", ceux qui combattent au nom de l’islam, peut-on lire sur la page d’accueil. Les personnes arrêtées auraient administré ce site ou en auraient modéré les forums de discussion.

 

Ces jeunes Français, qui se sont convertis à l’islam, pourraient participer par leur activité à une sorte de djihad médiatique, de guerre sainte non pas directement sur le terrain mais via les médias et notamment internet. Selon les informations obtenues par Europe 1, les magistrats en charge de ce dossier essayent de montrer que "le fonctionnement de ce site participe pleinement au recrutement d’organisations terroristes en relayant leur propagande".

 

Des perquisitions sont en cours aux domiciles des suspects, les enquêteurs s'intéressant particulièrement au contenu de leurs ordinateurs. Une sixième personne, une femme, est par ailleurs entendue comme témoin dans le cadre de cette enquête.

 

Cette vague d’arrestations intervient dans un contexte très particulier en France. La classe politique est agitée depuis plusieurs semaines par le débat sur l’interdiction du port du voile intégral. Un débat qui a rebondi en fin de semaine dernière autour du cas d’une automobiliste arrêtée parce qu’elle portait le niqab et de son époux présenté comme "polygame".

 

(Source Europe1)

 

 

Crédits photo : AFP_MIGUEL MEDINA

Le conseil municipal du 3 mai 2010

Veuillez trouver l'ordre du jour du conseil municipal de ce lundi 3 mai 2010 à 20h.

141681435.2.JPG

1.     Décision modificative n°1 relative à l’exercice 2010 du budget annexe du Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).

 

2.     Pôle de compétitivité (cluster) des industries de la création « Plaine Commune/Saint-Ouen »

 

A-Etude urbaine sur l’implantation et le rayonnement du cluster des industries de la création sur les territoires de Plaine Commune et de Saint-Ouen et sur sa déclinaison urbaine sur le quartier « Pleyel/Saint-Ouen ».

B-Convention de partenariat à intervenir avec l’Etat et la communauté d’agglomération ‘Plaine Commune’.

 

3.     Subvention de fonctionnement au titre de l’année 2010 à l’Association logement jeune de la Seine-Saint-Denis (ALJ 93) dans le cadre de la gestion du village d’insertion des Roms sis 41, rue de Clichy à Saint-Ouen.

 

4.     Délégation de service public relative à la gestion de l’Espace 1789.

 

A-Compte rendu sur les comptes et bilan de l’exercice 2009.

B-Approbation du budget prévisionnel 2010.

C-Participation financière de la Commune de Saint-Ouen au budget de fonctionnement du comité audonien des fêtes et d’action culturelle (CAFAC) au titre de l’année 2010.

 

5.     Convention à intervenir entre la Commune de Saint-Ouen et l’Inspection de l’Education nationale dans le cadre du dispositif appelé « Orchestre à l’école ».

 

6.     Avis au Conseil municipal sur l’adhésion de la communauté d’agglomération Est-Ensemble au Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la Seine-Saint-Denis (SITOM 93).

 

7.     Syndicat intercommunal de la restauration collective.

 

A-Cuisine centrale Gennevilliers/Saint-Ouen/Villepinte.

B-Adoption des statuts du futur syndicat intercommunal.

C-Désignation des représentants de Saint-Ouen au comité syndical.

D-Adhésion de la commune de Villepinte au SIVU.

 

8.     Participation financière de la Commune de Saint-Ouen au dispositif d’évaluation des personnes âgées dans le cadre de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

 

9.     Convention à intervenir entre l’Agence départementale d’information sur le logement de la Seine-Saint-Denis (ADIL 93) et la Commune de Saint-Ouen relative aux activités de conseil et information sur le logement en direction des habitants de Saint-Ouen.

 

10.  Modification de l’état des  effectifs du personnel communal au titre de l’année 2010.

 

11.  Création de postes pour faire face à des besoins saisonniers.

 

12.   Etat des décisions prises par le maire, en application des délibérations n° DL/08/74 du 7 avril 2008 et n° DL/09/108 du 27 avril 2009, dans le cadre des dispositions de l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, du n° DC/10/85 au n° DC/10/107.

 

Les questions orales

22/04/2010

Attaque à l'explosif d'un DAB!

Coïncidence ou pas, mais au lendemain de mon article concernant la mise en place de la vidéo protection, un distributeur de billets de l’agence bancaire du Crédit du Nord situé sur l’avenue G. Péri, a été la cible ce matin vers 5h30 d'une attaque à l'explosif. Deux malfaiteurs à moto ont posé une charge mais le dispositif n'a pas permis au duo de repartir avec un butin.

SO_credit du nord attaque DAB.JPG

L'enquête a été confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB).

C'est la 21e attaque à l'explosif d'un distributeur en deux ans en Seine-Saint-Denis !

 

Je vous jure ! Ce n’est pas moi… 

smiley.jpg

21/04/2010

Un sondage sur la video protection!

Nous vous proposons un sondage sur l'installation de caméras de video-protection sur notre ville de Saint-Ouen.

N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires!

Guetteurs ou caméras?.....faites votre choix!

cam.jpgAprès la nomination du préfet Christian Lambert (Ancien patron du RAID), c’est au tour de Bruno Beschizza d’être pressenti pour devenir sous-préfet -sans affection ???-.

 

S’attirant le courroux du député-maire Eric Raoult, qui, rappelons le au passage est le responsable UMP de la Seine-Saint-Denis, avait fustigé la nomination (plutôt le court-circuitage) de Bruno Beschizza à la tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis pour les élections régionales et disait que la place des policiers étaient sur le terrain plutôt que sur les bancs d'assemblées.

 

Après avoir pris acte de la nouvelle politique de l’État en matière de politique de la ville, où notre département fait déjà l’objet de pilote en matière de politique de rénovation urbaine, pouvons nous aspirer au même résultat en termes de sécurité?

 

J’en doute fort !

 

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'avec un département ancré à gauche depuis fort longtemps… la politique en matière de sécurité voulue par l’Etat à travers le rôle  des préfets sera mise à rude épreuve.

 

Un exemple simple, celui de notre ville Saint-Ouen, où trafics de stupéfiant, règlements de compte, assassinats, viol, cambriolages, etc... prolifèrent, notre maire (1C)* avait été reçue en septembre 2009 par le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux.

 

Mais depuis, rien !

 

Toujours pas de caméras de vidéosurveillance, toujours pas de signal fort de notre municipalité, un maire adjoint chargé de la sécurité (2C)* dépourvu de moyen par la même maire qui appelait l’Etat au secours.

 

Il parait important qu’une présence policière soit nécessaire, mais en complémentarité d’outils performants comme les caméras pour faciliter le travail des forces de l’ordre qui voient parfois leurs enquêtes s'accélérer.

Pour les plus septiques, je rappellerai que bon nombre d’enquêtes ont été résolues grâce à la technologie (les tests ADN, les caméras, …). Une efficacité prouvée.

 

La vidéo ne fera certainement jamais l'unanimité, mais elle reste un des moyens de dissuasion et de répression de la délinquance qui fait ses preuves, comme chez nos voisins "gauchistes" clichois.

Le prix de l'installation d’un certain nombre de caméras a un coût mais compte tenu de la situation critique de notre ville, l'essai en vaut le coup.

 

Nous avions vu aussi notre maire lors de l’émission de Benoit Duquesne (complément d’enquête sur France 2) où nous apprenions qu’il n’y aurait pas de caméras. Trop onéreuses !

 

Je conclus en vous invitant à lire l’article du Monde de ce 21 avril 2010 sur ce sujet :

lemonde.jpg
Le policier Bruno Beschizza, tête de liste UMP et proche de Nicolas Sarkozy, nommé sous-préfet

 

Un nouveau préfet, Christian Lambert, a été installé mardi 20 avril en Seine-Saint-Denis par le président de la République, un sous-préfet devrait  bientôt y faire son apparition : Bruno Beschizza, syndicaliste policier et tête de liste UMP aux élections régionales dans le département, devrait être nommé sous-préfet hors cadre, par la volonté expresse de Nicolas Sarkozy. Quitte à tordre un peu les règles de droit.

Bruno Beschizza est entré en politique par surprise, et sur une idée de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Les deux hommes se connaissent bien, depuis 1995, du temps où Claude Guéant était directeur général de la police nationale et Bruno Beschizza déjà secrétaire général de Synergie. Le second syndicat des officiers de police, « indépendant à l’égard de tout parti politique », mais assez ouvert aux réformes du ministre.

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, a appris à apprécier le jeune commandant et il a été décidé, à l’été 2009, de le présenter comme tête de liste en Seine-Saint-Denis. La présidence de la République a attendu le résultat des élections professionnelles du 28 janvier (Synergie a obtenu 44,4% des suffrages, contre 53,14% pour son frère ennemi, le Syndicat national des officiers de police (SNOP).

 

Score honorable pour l’UMP

 

La candidature du policier a été annoncée à la dernière minute, le 30 janvier, à la grande fureur d’Eric Raoult, le patron de la fédération UMP de Seine-Saint-Denis. Bruno Beschizza a obtenu un score honorable pour l’UMP, 19,13% au premier tour, et a donc été élu conseiller régional le 21 mars.

Malheureusement, son élection se heurte de plein fouet avec le code électoral. L’article L195 dispose, dans son sixième alinéa, que « ne peuvent être élus membres du conseil général » ou régional, ajoute l’article L342, « les fonctionnaires des corps actifs de police dans les cantons où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins de six mois ».

Or les nouveaux élus ont un mois, à compter de l’élection, pour se mettre en conformité avec les textes, c’est-à-dire jusqu’à ce mercredi 21 avril. Le ministère de l’intérieur, sommé par l’Elysée de trouver une solution, a proposé de faire du syndicaliste un attaché d’administration centrale : il n’y a pas d’incompatibilité avec le mandat de conseiller régional et c’est un poste de fonctionnaire de catégorie A, comme les commandants de police.

La solution a été écartée, le titre n’était semble-t-il pas assez ronflant, la présidence a demandé à ce qu’il soit nommé sous-préfet. « Ils m’ont dit qu’ils allaient trouver une solution statutaire, explique Bruno Beschizza, qui devrait bientôt abandonner son mandat syndical. Je suis commandant fonctionnel, je peux être sous-préfet, on fait souvent comme ça, avec les commandants de l’armée »

 

Jolie promotion

 

En réalité cette jolie promotion est difficile, en droit administratif. Il y a deux problèmes. Pour être sous-préfet, il faut avoir dix ans d’ancienneté dans un corps de catégorie A. Or les officiers de police ne le sont que depuis cinq ans, depuis le décret du 29 juin 2005 qui réforme leur statut. Une petite disposition  permet certes jongler en comptant des années rétroactives, mais c’est embarrassant.

Deuxième problème, ce même article L195 du code électoral qui interdit de conseil régional, dans son premier alinéa, « les sous-préfets (…) dans le département où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’une année », ce qui est terriblement le cas de Bruno Beschizza qui n’a évidemment pas exercé un seul jour. Il a ainsi été décidé qu’il serait sous-préfet « hors cadre », sans affectation, ce qui est une façon adroite de torturer le droit mais comporte un risque sérieux d’annulation devant le tribunal administratif.

Brice Hortefeux a signé le projet de nomination : difficile de passer outre la volonté du président, et le ministre de l’intérieur sait ce que c’est. Il s’est lui-même frotté aux pesanteurs de l’administration, lorsque chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, et administrateur territorial, il est devenu sous-préfet puis préfet en l’espace de dix mois, grâce à Nicolas Bazire, directeur de cabinet d’Edouard Balladur. Une sorte de record, qui avait vivement hérissé l’association du corps préfectoral.

 

L’Elysée prend son temps

 

Le projet de décret a ensuite cheminé jusqu’au premier ministre, François Fillon l’a signé en dépit des réserves du secrétariat général, avant d’arriver jusqu’au bureau de Nicolas Sarkozy. Personne ne doute que le président le signera, mais l’Elysée prend son temps, d’une manière inexplicable.

Il est désormais peu probable que le décret soit publié avant le 21 avril au Journal officiel, ce qui ouvre une nouvelle brèche dans le statut déjà juridiquement fragile du nouveau sous-préfet. « Je suis dans le flou le plus artistique, s’inquiète le policier, je le dis avec le sourire, mais j’ai une femme et des enfants et si le décret ne paraît pas très vite, ça va poser un vrai problème. » Comme il le notait sur le site de son syndicat, « L’administration, dans sa logique mécaniste, ne se souvient que très rarement des services rendus ».

 

 

(*) Veuillez vous reporter sur la bannière ‘Les zélus’ située à gauche.

Les Arrivants à l’Espace 1789

1789_Arrivants.JPGUne soirée autour du film Les Arrivants à l’Espace 1789 de Saint-Ouen ça vous dit ???

 

Alors rendez-vous le mercredi 5 mai 2010 à l’espace 1789 où sera diffusé le film Les Arrivants. Le documentaire qui évoque le sort des familles demandeuses d’asile, a reçu d’excellentes critiques presse et spectateurs.

Vous trouverez ci-joint le lien web du site Allo Ciné du film : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174004.html

 

Venez nombreux!

Le e-flyer ci-dessous

eFlyer_Les_Arrivants.jpg

 

15/04/2010

Le palmarès 2009 des lycées du 93 vient de sortir…

1888639953.jpgNous nous pencherons comme d'habitude sur nos deux lycées audoniens (Blanqui et Marcel Cachin).

 

Le quotidien Le Parisien a établi un classement des lycées de la Seine-Saint-Denis suite à la publication des indicateurs de résultats des lycées de l'Education Nationale.

 

SO_palmares 2009 des lycees 93.JPG

Lycée Blanqui

SO_tx de reussite au bac blanqui general et techno.JPG
SO_tx de reussite au bac blanqui professionel.JPG

Lycée Cachin

SO_tx de reussite au bac marcel cachin general.JPG

SO_tx de reussite au bac marcel cachin professionel.JPG

13/04/2010

Saison inédite de 24 heures chrono

Souvenez-vous le 12 mars 2010, une incroyable descente de la brigade anti-criminalité (la BAC) et d’officiers de police judiciaire dans la cité Arago avait permis d’appréhender un réseau de trafic de stupéfiants.

Ne voulant pas trop ternir l’image de Saint-Ouen, j’avais fait l’impasse sur cet événement. Mais après tout, c’est bien le quotidien des habitants de ce quartier qui subissent ce supplice (sans oublier les résidents de la place du 8 mai).

 

SO_un reseau de trafiquants démantelé.JPG
Lorsqu’un bisounours (*) s’en va, un autre le remplace !

 

Alors, je vous invite à lire, vivre ou revivre, à vous plonger dans cet article de presse de Paris Match qui retrace à la manière d’une fiction (malheureusement réelle) les derniers moments d’immersion avant l’intervention.

 

Drogue: 24 heures avant le flag

 Bac-drogue_articlephoto.jpg

 Cette photo a été prise depuis la planque utilisée pendant des mois par les hommes de la Bac 93. Sous son blouson, le dealer dissimule un gilet pare-balles et un pistolet automatique. Ses « choufs » sont eux aussi armés. | Photo DR

 

 

 

Les policiers de Saint-Ouen et la Bac 93 ont démantelé un des plus gros réseaux de la région parisienne. Paris Match a suivi l’intervention en direct.

 

Par Elisabeth Sancey et Jean-Pierre Rey - Paris Match

 

Deux balles n’ont pas tué le pitbull. Mais il est maîtrisé, après avoir blessé légèrement un policier. Il sera évacué par la brigade canine de Paris. Franck, 46 ans, dont seize à la Bac (brigade anticriminalité) du 93, qui vient de faire feu sur le chien, peut baisser son 9 millimètres Sig Sauer. Le major et ses hommes investissent l’appartement sale et en désordre, occupé par des dealers. Ils se servent de ce trois-pièces pour préparer et stocker la drogue.

 

Au pied de l’immeuble, le ­suspect numéro un, un transporteur de « shit », a été arrêté en flagrant délit. Il tient un sac à provisions lesté de 4 ou 5 kilos de « produit ». Il est armé et porte un gilet pare-balles, une protection qui peut sembler sévère pour un simple fourgue de 19 ans. Mais ici, depuis des mois, c’est la guerre. Les malfrats redoutent les « flingages » entre bandes rivales.

 

Un marché qui génère 18 000 euros par jour, le double le week-end

 

Dans cette même cité Arago de Saint-Ouen, le 26 septembre dernier, deux dealers se sont entretués à coups de pistolet automatique. Leurs clans se disputaient – et se disputent encore – ce marché en or (sale), plaque tournante majeure de la région parisienne, qui génère 18 000 euros de chiffre d’affaires et attire 600 clients par jour, le double le week-end. Pour identifier les trafiquants et leur modus operandi, la Bac de Seine-Saint-Denis et les policiers de Saint-Ouen ont travaillé nuit et jour pendant près de cinq mois. Avant de refermer le piège sur le cœur du ­réseau, le 12 mars.

 

Une chaise, un sandwich, des jumelles et une pièce stratégiquement placée dans un immeuble ­désaffecté, à une centaine de mètres du square où tout se joue : depuis le 22 octobre, c’est de cela que se composait le quotidien de Franck et ses collègues, pères de famille pour la plupart.

 

Première étape, garer aux aurores sa voiture banalisée – que les délinquants connaissent par cœur – dans des parkings souterrains privés, ou chez des commerçants, assez loin de la planque. Marcher discrètement jusqu’au bâtiment. Puis observer, huit à douze heures durant, le manège dangereux des dealers, au bout de l’unique rue qui mène à leur territoire. Tout noter. Remettre en ordre les pièces du puzzle et repérer les failles où se glisser...

 

Les gamins en noir, les «choufs» sont en faction

 

Vers 11 h 30, un éclaireur à moto fait un premier passage pour vérifier que la voie est libre de tout « keuf ». Puis un deuxième, pour s’assurer que tout est calme. Arrivent ensuite les « choufs », les guetteurs, encagoulés, armés et munis de gilets pare-balles. Les grands-mères du quartier passent à côté d’eux avec leurs cabas, sur le trottoir. « C’est incroyable, s’indigne Franck. Les gens sont tellement habitués à les voir qu’ils n’y font même plus attention. »

 

Au bout de quelques minutes, un type monte à la « nourrice » – surnom des appartements généralement loués en liquide à des bailleurs peu regardant, ou réquisitionnés contre de l’argent pour stocker et préparer la came. Leurs victimes sont alors des mères seules, des chômeurs, des personnes vulnérables qui n’ont d’autre choix que de prendre la liasse de billets. Mathilde, une RMiste d’une autre ville, en a fait les frais : « Il fallait que je me taise et que je prenne les 400 euros [par mois] qui arrangeaient bien mes finances. Ils avaient les clés de chez moi et venaient se réfugier dans mon canapé quand les policiers rentraient dans l’immeuble et montaient dans les étages. »

 

Dans la cité Arago, le transport de la drogue vers le point de deal se fait dans de simples sacs de supermarché, à deux, accompagnés d’un chien féroce. Les vendeurs se trouvent de l’autre côté de la rue, sur les passerelles et dans les halls. Ailleurs, il arrive que les entrées d’immeubles soient louées par des trafiquants aux dealers qui contrôlent les lieux, à hauteur de 15 000 à 30 000 euros mensuels.

 

La veille du jour J, Franck est au poste de planque, dans le bâtiment vide. Il faut vérifier une dernière fois que le trafic se met en place comme d’habitude. Il ne cache pas son stress. « Je vais avoir du mal à dormir, cette nuit : je vais me refaire vingt fois le film de l’opération dans la tête. » Le major a déjà sorti plusieurs fois son arme dans sa carrière. Ce qui l’inquiète n’est pas le danger, mais l’imprévu qui viendrait perturber la chronologie du deal et, donc, de l’intervention. « Et si tout ne se passait pas comme dans les surveillances ? J’ai tellement hâte d’être à demain et de les “accrocher” [mettre la main sur eux et suffisamment de matériel pour qu’ils finissent derrière les barreaux]... » A 14 h 30, il part retrouver femme et enfants.

 

Le lendemain, RAS pour les truands : à première vue, ce 12 mars commence comme une journée normale. Les gamins en noir, les choufs, sont en faction. Vigies de leur petit royaume... Mais le cheval de Troie des flics a pris position. Dans une camionnette, au coin de la rue, quinze policiers se serrent, debout, prêts à intervenir. Une voiture banalisée est garée depuis 5 heures du matin dans un parking au sous-sol de l’immeuble de la « nourrice ». A l’intérieur, Franck et cinq collègues. Dans le bâtiment désaffecté, des RG et des policiers du commissariat de Saint-Ouen surveillent le théâtre des opérations. En tout, 80 hommes et femmes de Bobigny et de Saint-Ouen sont sur le qui-vive. Le quartier est bouclé.

 

A l’avant de la camionnette, la radio du lieutenant Christophe P. est en sourdine : « A tous, je vais donner le top dès qu’il sera interpellé à la sortie de la nourrice. » Franck et ses collègues sont sortis de leur voiture pour se planquer dans un local à poubelles. Ils annoncent que la cible est entrée dans le hall. Ils savent qu’elle mettra dix minutes à redescendre. Dès qu’elle réapparaît, ils lui sautent dessus. « Go go, top opération ! » La camionnette s’avance, au nez et à la barbe des choufs : le véhicule est passe-partout, semblable à ceux que l’on voit dans le coin...

 

Les quinze policiers de la Bac se précipitent sur eux. D’autres surgissent de nulle part pour « taper les objectifs » [interpeller les trafiquants] qui attendent de l’autre côté de la rue, et rattraper ceux qui s’enfuient dans les allées. Ils « figent la situation » [sécurisent le quartier]. Simultanément, en quelques secondes, Franck rejoint avec du renfort le troisième étage, et se positionne devant la porte de la nourrice. Il sait que le pitbull est dedans, avec un jeune : le dealer est redescendu seul, contrairement à son habitude. Le major, 1,80 mètre, bonnet sur la tête, est prêt. Coup de bélier. Le chien saute sur des hommes de la Bac. Coups de feu. Au même moment, dans la chambre, le dealer est menotté et plaqué au sol.

 

Pistolet-mitrailleur, Magnum 357, bombes lacrymogènes, cagoules, couteaux...

 

Des officiers de police judiciaire entrent en scène et organisent la perquisition, qui durera plusieurs heures. Bilan : tout un arsenal en bas d’une armoire. Plusieurs armes de poing, dont un Magnum 357 et un « scorpio », le pistolet-mitrailleur qui tend à remplacer l’AK-47 dans les banlieues – plus léger et plus maniable, il se vend moins cher, à 350 euros sur Internet –, mais aussi des bombes lacrymogènes, des cagoules, des couteaux... Franck est satisfait : « On ne pensait pas trouver autant d’armes. Mais c’est sûr que, vu ce que rapporte le deal, les mecs sont de plus en plus équipés. »

 

Dans la cuisine, casseroles, planches à découper et moule à tarte viennent de servir à détailler la ­résine de cannabis en barrettes. Quinze kilos de drogue. Tout le ­nécessaire d’emballage est dans le salon, à côté de bouteilles de soda. Dans ce repaire de truands à peine adultes, un Scarface de papier ­observe la scène depuis son affiche, au mur. Symboles et clichés. Rêves de cinoche.

 

Dehors, du haut d’un des nombreux escaliers qui mènent aux coursives entre les bâtiments gris, des filles provoquent les forces de l’ordre : « Vous n’avez rien à faire ici, c’est des innocents que vous arrêtez, sales flics ! » Parmi elles, se trouve une proche d’une des victimes de la ­fusillade de septembre. Après ­plusieurs mises en garde, elles sont ­interpellées pour outrage, et libérées plus tard. D’autres habitants s’approchent : « Regarde ces deux mamies, relève ­Christophe. Elles sont venues nous dire : “Bravo, il faut continuer !”»

 

Dans le car stationné au pied de l’immeuble, quatorze jeunes de 17 à 29 ans s’entendent signifier leur garde à vue. Direction le commissariat, pour les auditions. Franck, Christophe et les autres vont travailler jusqu’à l’aube. Ils consignent chacun de leurs actes dans le PV d’interpellation. La procédure sera bouclée deux jours plus tard, avec la présentation des trafiquants ­devant le tribunal de Bobigny. Trois sont placés en détention en attendant d’être jugés, dix libérés sous contrôle judiciaire. Le quatorzième, qui n’avait rien à faire avec le gang, est relâché. Fin du job de la police, « l’après » est du ressort de la justice.

 

Retrouvez l'article sur le site de Paris Match en cliquant ici!

 

 

(*) Terme employé durant le conseil par l'adjoint au maire chargé de la sécurité (2C)** pour désigner les jeunes délinquants.

 

(**) Veuillez vous reporter sur la bannière ‘Les zélus’ située à gauche.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu