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27/05/2011

Agression d'un collégien

logo_france-soir.gifPassé à tabac en se rendant au collège

Mathieu, 14 ans, a été roué de coups, mercredi matin, à Saint-Ouen. Il est toujours hospitalisé dans un état grave.

 

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Le collégien a été agressé devant l'établissement Jean Jaurès MaxPPP

Le pronostic vital de Mathieu n'est, aujourd'hui, plus engagé. Mais l'adolescent, âgé de 14 ans, est toujours hospitalisé dans un état grave. Habitant à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), il a été victime, mercredi matin, d'une terrible agression. Alors qu'il se rendait au collège Jean-Jaurès, trois jeunes hommes lui ont tiré dessus avec un pistolet à impulsions électriques, avant de le passer à tabac.

Les faits se sont déroulés peu avant 9 heures, sur une petite place derrière la mairie, située à quelques dizaines de mètres de l'entrée de l'établissement. Ce matin-là, Mathieu, scolarisé au collège Jean-Jaurès depuis près de trois semaines, est un peu en retard. Soudain, il croise le chemin de ses agresseurs qui lui tirent dessus plusieurs fois avec un pistolet de type Taser, puis le rouent de coups, semble-t-il avec des matraques, avant de prendre la fuite en direction du centre-ville.

Un des agresseurs interpellé

Mathieu, grièvement blessé, est évacué vers l'hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). « J'ai vu le jeune homme dans le véhicule des pompiers, il était inconscient, dans un sale état, il y avait du sang partout. J'étais assez choquée par l'image », explique à l'AFP, Samira, une mère de famille du quartier. Les médecins jugent, dans un premier temps, que son pronostic vital est engagé. Par chance, l'adolescent reprend conscience deux heures après son agression. Si le scanner n'a révélé aucune lésion neurologique, il souffrirait d'un traumatisme crânien, de diverses fractures et contusions et a le visage tuméfié.

L'état de santé de Mathieu ne lui a pas permis d'être auditionné par les enquêteurs de la sûreté départementale de Seine-Saint-Denis. Pour autant, plusieurs témoins ayant assisté à la scène, ont été interrogés, mercredi, par les policiers. Ils auraient aperçu trois jeunes – deux de type nord-africain, un troisième d'origine asiatique – âgés d'une quinzaine d'années. L'un d'entre eux, connu des services de police pour vols avec violence, a été interpellé dans la journée. Originaire de la cité Arago à Saint-Ouen, il a été placé en garde à vue. Les deux autres individus, qui ne sont pas scolarisés à Jean-Jaurès, sont toujours activement recherchés.

« Ce n'est pas un multirécidiviste »

En attendant de pouvoir entendre la victime, les enquêteurs s'interrogent sur les motivations des auteurs. « Ce n'est pas une agression gratuite ! On ne connaît pas encore le mobile de ces jeunes, mais il pourrait s'agir d'un règlement de comptes. Ils ont quand même utilisé un pistolet à impulsions électriques », indique Sébastien Bailly, secrétaire zonal adjoint du syndicat Alliance. Selon nos informations, Mathieu, qui avait été exclu de son établissement précédent, est connu des services de police, notamment pour des faits de violence. « Il n'a jamais commis quelque chose de particulièrement grave. Ce n'est pas un délinquant multirécidiviste », tempère Sébastien Bailly.

Le collège Jean-Jaurès n'est pas connu pour être un établissement difficile. «La dernière agression de ce genre remonte à trois ans », souligne Daniel Averlot, l'inspecteur d'académie, précisant que « selon la manière dont se passera la rentrée jeudi matin, nous verrons s'il est nécessaire de mettre en place un soutien psychologique ».

La maire communiste de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon (1C)*, dénonce, quant à elle, « un acte de violence terrible », d'une « sauvagerie traumatisante ». Et l'édile d'ajouter : « On ne peut que s'inquiéter de voir des jeunes avec des Taser : nous sommes très inquiets quant à la situation qui règne dans notre ville malgré les réels efforts autant de la mairie que de la police afin d'améliorer les choses. »

Par T. C.

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Les propos de l'opposition :

SO_93-infos.JPG« Nous ne pouvons nous empêcher de faire le lien avec le fléau qui gangrène chaque jour un peu plus notre ville : le trafic de stupéfiants. Il y a quelques semaines, c’est une fusillade en plein après-midi et en pleine rue. La semaine dernière, des échanges de coups de feu du coté de la rue Arago, des voitures brulées dans le vieux Saint-Ouen dans la nuit du 24 au 25 mai etc. », « il est possible d’acheter « sa came » tranquillement sur la place de la République, au pied de l’hôtel de ville, sous les fenêtres du Maire »

Président du Saint-Ouen en toute liberté : William Delannoy (1K)*

Source : 93-infos

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