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29/10/2011

Quand France 2 nous ouvre les yeux sur le trafic de drogue à Saint-Ouen

Séance de rattrapage!

14/06/2011

20 min - Saint-Ouen, supermarché de la drogue

Saint-Ouen, supermarché de la drogue

Créé le 14/06/2011 à 06h41 -- Mis à jour le 14/06/2011 à 07h32
C'est au bout de cette rue en plein cœur du centre-ville que les dealers se sont approprié une partie du trottoir.

C'est au bout de cette rue en plein cœur du centre-ville que les dealers se sont approprié une partie du trottoir. V. WARTNER / 20 MINUTES

STUPÉFIANTS - Les dealers de la Place du 8-Mai-1945 ont investi l'espace public pour leur business...

Des centaines de consommateurs chaque week-end. Le quartier de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est devenu un des lieux de vente de cannabis les plus lucratifs de la région parisienne. La place du 8-Mai-1945, à proximité du métro 13, a pris des allures de supermarché de la drogue. A l'approche de la police ou d'individus soupçonnés d'être des policiers en civil, les jeunes guetteurs crient à la volée leur nom de code «Artena, artena!».

Immédiatement, l'ambiance se crispe, les regards deviennent suspicieux, le business s'arrête. Pour quelques minutes seulement. «C'est un endroit plutôt sécurisé. Des mecs aux alentours regardent les allées et venues. La transaction se fait sur la petite place. C'est un mec posé sur une chaise qui vend, et le shit est déjà conditionné», racontait lundi un consommateur venu d'une ville de grande couronne pour acheter de la résine de cannabis.

«On se sent oppressés»
Depuis deux ans, le «plan Stup» de la préfecture de police fait de ce quartier une priorité en matière de lutte contre les stupéfiants. Les descentes y sont régulières. «Mais dès qu'une équipe tombe, une autre prend la relève deux jours après. Pour résorber le problème, on demande la création d'une antenne du commissariat à l'entrée de la place», explique le directeur de cabinet de la maire, Jacqueline Rouillon (ex-PCF).

«Les dealers ne sont pas méchants. Mais quand ils vous dévisagent, on se sent oppressés», estime Florence, une habitante du quartier. Parfois, le soir en rentrant du cinéma, elle confie changer d'itinéraire pour rentrer chez elle sans croiser l'équipe d'une dizaine de membres. Les riverains veulent reprendre la main sur l'espace public de leur quartier. Ils organiseront un concert lors de la fête de la musique le 21 juin au centre de la Place du 8-Mai-1945. Un armistice sans doute de courte durée.

William Molinié

D'autres quartiers sont la proie de trafics

Saint-Ouen est une ville minée par les trafics de drogue. Outre le quartier de la mairie, les cités Arago et Emile Cordon sont aussi une plaque tournante. Récemment, « les trafics d'armes ont fait leur entrée », expliquait il y a un mois la maire Jacqueline Rouillon (ex-PCF).

30/08/2010

Notre maire sur Complément d’info

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Ecouter la chronique Hélène Lam Trong (journaliste de France Info). Le maire de Saint-Ouen (1C)* est intervenue sur l’antenne de France-Infos, le lundi 23 août dans l’émission Complément d’info, sur la question de la sécurité. Franchement je passe régulièrement sur la place du 8 mai et nos chers bisounours sont toujours là !

 

J’espère sincèrement que le sentiment d’insécurité et d’abandon des riverains aient disparu.

 

 

 

podcast

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(*) Veuillez vous reporter sur la bannière ‘Les zélus’ située à gauche.

13/04/2010

Saison inédite de 24 heures chrono

Souvenez-vous le 12 mars 2010, une incroyable descente de la brigade anti-criminalité (la BAC) et d’officiers de police judiciaire dans la cité Arago avait permis d’appréhender un réseau de trafic de stupéfiants.

Ne voulant pas trop ternir l’image de Saint-Ouen, j’avais fait l’impasse sur cet événement. Mais après tout, c’est bien le quotidien des habitants de ce quartier qui subissent ce supplice (sans oublier les résidents de la place du 8 mai).

 

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Lorsqu’un bisounours (*) s’en va, un autre le remplace !

 

Alors, je vous invite à lire, vivre ou revivre, à vous plonger dans cet article de presse de Paris Match qui retrace à la manière d’une fiction (malheureusement réelle) les derniers moments d’immersion avant l’intervention.

 

Drogue: 24 heures avant le flag

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 Cette photo a été prise depuis la planque utilisée pendant des mois par les hommes de la Bac 93. Sous son blouson, le dealer dissimule un gilet pare-balles et un pistolet automatique. Ses « choufs » sont eux aussi armés. | Photo DR

 

 

 

Les policiers de Saint-Ouen et la Bac 93 ont démantelé un des plus gros réseaux de la région parisienne. Paris Match a suivi l’intervention en direct.

 

Par Elisabeth Sancey et Jean-Pierre Rey - Paris Match

 

Deux balles n’ont pas tué le pitbull. Mais il est maîtrisé, après avoir blessé légèrement un policier. Il sera évacué par la brigade canine de Paris. Franck, 46 ans, dont seize à la Bac (brigade anticriminalité) du 93, qui vient de faire feu sur le chien, peut baisser son 9 millimètres Sig Sauer. Le major et ses hommes investissent l’appartement sale et en désordre, occupé par des dealers. Ils se servent de ce trois-pièces pour préparer et stocker la drogue.

 

Au pied de l’immeuble, le ­suspect numéro un, un transporteur de « shit », a été arrêté en flagrant délit. Il tient un sac à provisions lesté de 4 ou 5 kilos de « produit ». Il est armé et porte un gilet pare-balles, une protection qui peut sembler sévère pour un simple fourgue de 19 ans. Mais ici, depuis des mois, c’est la guerre. Les malfrats redoutent les « flingages » entre bandes rivales.

 

Un marché qui génère 18 000 euros par jour, le double le week-end

 

Dans cette même cité Arago de Saint-Ouen, le 26 septembre dernier, deux dealers se sont entretués à coups de pistolet automatique. Leurs clans se disputaient – et se disputent encore – ce marché en or (sale), plaque tournante majeure de la région parisienne, qui génère 18 000 euros de chiffre d’affaires et attire 600 clients par jour, le double le week-end. Pour identifier les trafiquants et leur modus operandi, la Bac de Seine-Saint-Denis et les policiers de Saint-Ouen ont travaillé nuit et jour pendant près de cinq mois. Avant de refermer le piège sur le cœur du ­réseau, le 12 mars.

 

Une chaise, un sandwich, des jumelles et une pièce stratégiquement placée dans un immeuble ­désaffecté, à une centaine de mètres du square où tout se joue : depuis le 22 octobre, c’est de cela que se composait le quotidien de Franck et ses collègues, pères de famille pour la plupart.

 

Première étape, garer aux aurores sa voiture banalisée – que les délinquants connaissent par cœur – dans des parkings souterrains privés, ou chez des commerçants, assez loin de la planque. Marcher discrètement jusqu’au bâtiment. Puis observer, huit à douze heures durant, le manège dangereux des dealers, au bout de l’unique rue qui mène à leur territoire. Tout noter. Remettre en ordre les pièces du puzzle et repérer les failles où se glisser...

 

Les gamins en noir, les «choufs» sont en faction

 

Vers 11 h 30, un éclaireur à moto fait un premier passage pour vérifier que la voie est libre de tout « keuf ». Puis un deuxième, pour s’assurer que tout est calme. Arrivent ensuite les « choufs », les guetteurs, encagoulés, armés et munis de gilets pare-balles. Les grands-mères du quartier passent à côté d’eux avec leurs cabas, sur le trottoir. « C’est incroyable, s’indigne Franck. Les gens sont tellement habitués à les voir qu’ils n’y font même plus attention. »

 

Au bout de quelques minutes, un type monte à la « nourrice » – surnom des appartements généralement loués en liquide à des bailleurs peu regardant, ou réquisitionnés contre de l’argent pour stocker et préparer la came. Leurs victimes sont alors des mères seules, des chômeurs, des personnes vulnérables qui n’ont d’autre choix que de prendre la liasse de billets. Mathilde, une RMiste d’une autre ville, en a fait les frais : « Il fallait que je me taise et que je prenne les 400 euros [par mois] qui arrangeaient bien mes finances. Ils avaient les clés de chez moi et venaient se réfugier dans mon canapé quand les policiers rentraient dans l’immeuble et montaient dans les étages. »

 

Dans la cité Arago, le transport de la drogue vers le point de deal se fait dans de simples sacs de supermarché, à deux, accompagnés d’un chien féroce. Les vendeurs se trouvent de l’autre côté de la rue, sur les passerelles et dans les halls. Ailleurs, il arrive que les entrées d’immeubles soient louées par des trafiquants aux dealers qui contrôlent les lieux, à hauteur de 15 000 à 30 000 euros mensuels.

 

La veille du jour J, Franck est au poste de planque, dans le bâtiment vide. Il faut vérifier une dernière fois que le trafic se met en place comme d’habitude. Il ne cache pas son stress. « Je vais avoir du mal à dormir, cette nuit : je vais me refaire vingt fois le film de l’opération dans la tête. » Le major a déjà sorti plusieurs fois son arme dans sa carrière. Ce qui l’inquiète n’est pas le danger, mais l’imprévu qui viendrait perturber la chronologie du deal et, donc, de l’intervention. « Et si tout ne se passait pas comme dans les surveillances ? J’ai tellement hâte d’être à demain et de les “accrocher” [mettre la main sur eux et suffisamment de matériel pour qu’ils finissent derrière les barreaux]... » A 14 h 30, il part retrouver femme et enfants.

 

Le lendemain, RAS pour les truands : à première vue, ce 12 mars commence comme une journée normale. Les gamins en noir, les choufs, sont en faction. Vigies de leur petit royaume... Mais le cheval de Troie des flics a pris position. Dans une camionnette, au coin de la rue, quinze policiers se serrent, debout, prêts à intervenir. Une voiture banalisée est garée depuis 5 heures du matin dans un parking au sous-sol de l’immeuble de la « nourrice ». A l’intérieur, Franck et cinq collègues. Dans le bâtiment désaffecté, des RG et des policiers du commissariat de Saint-Ouen surveillent le théâtre des opérations. En tout, 80 hommes et femmes de Bobigny et de Saint-Ouen sont sur le qui-vive. Le quartier est bouclé.

 

A l’avant de la camionnette, la radio du lieutenant Christophe P. est en sourdine : « A tous, je vais donner le top dès qu’il sera interpellé à la sortie de la nourrice. » Franck et ses collègues sont sortis de leur voiture pour se planquer dans un local à poubelles. Ils annoncent que la cible est entrée dans le hall. Ils savent qu’elle mettra dix minutes à redescendre. Dès qu’elle réapparaît, ils lui sautent dessus. « Go go, top opération ! » La camionnette s’avance, au nez et à la barbe des choufs : le véhicule est passe-partout, semblable à ceux que l’on voit dans le coin...

 

Les quinze policiers de la Bac se précipitent sur eux. D’autres surgissent de nulle part pour « taper les objectifs » [interpeller les trafiquants] qui attendent de l’autre côté de la rue, et rattraper ceux qui s’enfuient dans les allées. Ils « figent la situation » [sécurisent le quartier]. Simultanément, en quelques secondes, Franck rejoint avec du renfort le troisième étage, et se positionne devant la porte de la nourrice. Il sait que le pitbull est dedans, avec un jeune : le dealer est redescendu seul, contrairement à son habitude. Le major, 1,80 mètre, bonnet sur la tête, est prêt. Coup de bélier. Le chien saute sur des hommes de la Bac. Coups de feu. Au même moment, dans la chambre, le dealer est menotté et plaqué au sol.

 

Pistolet-mitrailleur, Magnum 357, bombes lacrymogènes, cagoules, couteaux...

 

Des officiers de police judiciaire entrent en scène et organisent la perquisition, qui durera plusieurs heures. Bilan : tout un arsenal en bas d’une armoire. Plusieurs armes de poing, dont un Magnum 357 et un « scorpio », le pistolet-mitrailleur qui tend à remplacer l’AK-47 dans les banlieues – plus léger et plus maniable, il se vend moins cher, à 350 euros sur Internet –, mais aussi des bombes lacrymogènes, des cagoules, des couteaux... Franck est satisfait : « On ne pensait pas trouver autant d’armes. Mais c’est sûr que, vu ce que rapporte le deal, les mecs sont de plus en plus équipés. »

 

Dans la cuisine, casseroles, planches à découper et moule à tarte viennent de servir à détailler la ­résine de cannabis en barrettes. Quinze kilos de drogue. Tout le ­nécessaire d’emballage est dans le salon, à côté de bouteilles de soda. Dans ce repaire de truands à peine adultes, un Scarface de papier ­observe la scène depuis son affiche, au mur. Symboles et clichés. Rêves de cinoche.

 

Dehors, du haut d’un des nombreux escaliers qui mènent aux coursives entre les bâtiments gris, des filles provoquent les forces de l’ordre : « Vous n’avez rien à faire ici, c’est des innocents que vous arrêtez, sales flics ! » Parmi elles, se trouve une proche d’une des victimes de la ­fusillade de septembre. Après ­plusieurs mises en garde, elles sont ­interpellées pour outrage, et libérées plus tard. D’autres habitants s’approchent : « Regarde ces deux mamies, relève ­Christophe. Elles sont venues nous dire : “Bravo, il faut continuer !”»

 

Dans le car stationné au pied de l’immeuble, quatorze jeunes de 17 à 29 ans s’entendent signifier leur garde à vue. Direction le commissariat, pour les auditions. Franck, Christophe et les autres vont travailler jusqu’à l’aube. Ils consignent chacun de leurs actes dans le PV d’interpellation. La procédure sera bouclée deux jours plus tard, avec la présentation des trafiquants ­devant le tribunal de Bobigny. Trois sont placés en détention en attendant d’être jugés, dix libérés sous contrôle judiciaire. Le quatorzième, qui n’avait rien à faire avec le gang, est relâché. Fin du job de la police, « l’après » est du ressort de la justice.

 

Retrouvez l'article sur le site de Paris Match en cliquant ici!

 

 

(*) Terme employé durant le conseil par l'adjoint au maire chargé de la sécurité (2C)** pour désigner les jeunes délinquants.

 

(**) Veuillez vous reporter sur la bannière ‘Les zélus’ située à gauche.

29/09/2009

Triste Réalité

Photo 030.jpgAprès le décès de Kader et Moussa le 26 septembre 2009, Saint-Ouen fait encore parler d’elle. Et ce n’est pas élogieux. Après le vieux Saint-Ouen où John Gomis est décédé, c’est le quartier Arago.

 

Des événements de ce type montrent qu’il y a un échec dans notre ville.

Une responsabilité partagée, l’équipe municipale et l’Etat.

 

La ville de Saint-Ouen, avait d’autres priorités et s’est trop focalisée sur son foncier.

Et ça été confirmé durant ce conseil, la construction des immeubles de 16 étages dans le futur quartier des docks reste une priorité. Rappelons au passage que le projet d’éco-quartier se fera au pied d’un incinérateur d’ordures ménagères et de la CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain) qui brule encore du charbon.

 

Une mixité sociale qui sera mise à mal.

 SO_Deux morts.JPG

Rejeter la responsabilité sur l’Etat, comme l’a fait la municipalité de Saint-Ouen en distribuant leur communiqué au marché dimanche dernier, n’a pas plu à bon nombre d’audoniens.

 

Ne voulant pas accepter leur part de responsabilité.

 

Evidemment qu’on ne peut demander à la mairie de démanteler des réseaux de trafic de stupéfiants, mais la sécurité devait se faire au plus bas de l’échelle : verbalisation du stationnement sauvage, combattre l’insalubrité publique, présence régulière de la police municipale, additionnée d’une prévention et d’un dialogue avec au cœur de tout ça : les jeunes… Oui !

La sécurité n’est rien sans la prévention, mais à vouloir ne pas se substituer à l’Etat : Voilà le résultat.

 

Politique de l'autruche? Dans tous les cas, cette situation ne date pas d'hier (Non pas 6 mois comme voudrait nous faire croire le maire).

 

Lors de ce conseil, nous avons eu à des témoignages poignants : celui de Cyrille Plomb, Lias Kémache, William Delannoy, Nourredine Senhadji et Mamadou Keita.

Tous avaient mis en garde bien des années auparavant que la situation allait se dégrader. Leur demandant plus de moyen!

Mais à l’époque, de jeunes éducateurs n’avaient pas leur mot à dire, bilan : Merci messieurs, voici la porte ! Au revoir. Ici on veut de la poudre aux yeux, on ne doit pas voir la triste réalité… en somme notre échec.

William Delannoy nous apprend qu’une personne, lors de l’ancienne mandature, avait été mandatée pour mettre en place une police municipale et que celle-ci avait prévenu que l’on pouvait acheter des armes sur Saint-Ouen. En apportant même la preuve… Résultat : la porte !

 

Navrant.

 

Vous n’avez pas pu assister au  Conseil municipal du lundi 28 septembre 2009 ? Alors je vous invite à écouter mes enregistrements :

  

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Cyrille Plomb (ASOEA)
podcast

 

 

 

cm-nour-eddine-senhadji_4149.jpg

Nourredine Senhadji (Ancien membre du groupe PCF,MARS mais qui a démissionné lors de ce conseil municipal)
podcast

 
 
cm-delannoy_4289.jpg

William Delannoy (ASOTL - MP)
podcast

 

 

cm-kemache_4291.jpg
Lias Kemache(ASOEA)
podcast
podcast

 

Les autres interventions prochainement...  

 

 

Je vous invite aussi lire ces articles :

 

  • Bondyblog

La marche contre la violence, un semi-échec.

 

http://20minutes.bondyblog.fr/news/200909290613/a-saint-ouen-stop-a-la-violence-part-en-live

  •  Le Parisien 
SO_Emotion et colère.JPG
 
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